Dimanche 1 novembre 2009
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Arrivé le samedi à Venise après 1200 Km de voiture, je decouvre la cité lacustre 24h avant le départ et déjà, l'émotion me gagne. Cette
ville est trop belle. De plus, la ligne d'arrivée est dréssée à 300 metres de la magnifique place St Marco, et j'imagine mon arrivée devant tant de beauté. Dimanche, le jour
du départ, levé à 5h, je prends le vaporeto à 6h (bateau taxi) pendant 30 minutes, ce qui me permet de voir le lever du jour sur la lagune, puis un des bus dédiés aux milliers de
marathoniens pour rejoindre le lieu du départ. STRA, petite ville avec des magnifiques villas du 14eme siecle de la noblesse venicienne.
9h30, c'est le départ. Les 25 premiers km sont extra, des milliers de personnes sur le bord des routes, de nombreux groupes de rock qui
s'éclatent sur Police et sur les Stones, et je suis dans mon temps (1h51 au semi). Je visai 3h50.
Oui mais voilà, une pointe dans le dos commence à me titiller, et à chaque foulée, c'est comme si un couteau me transperce la cuisse gauche. Au
27Km, les ballons 3h50 me doublent. Sur le pont de la Liberté, qui relie le continent à Venise, les 5km sont interminables, mais j'apercois le Campanile du palais des Doges et
l'imagination de mon arrivée me revigore. Au 35km, les ballons 4h me passent. Là, le moral en prend un coup. Il faut maintenant se concentrer pour finir car la douleur s'intensifie. Même en
marchant c'est horrible. Puis enfin, je mets le pied sur l'ile, je longe l'Hotel des douanes, la Cathedrale Salute, je traverse le grand Canal sur un pont construit pour l'occasion, sur ma
gauche, la place St Marco, des milliers de touristes nous encouragent, le pont des Soupirs (qui n'a jamais aussi bien porté son nom), puis à 200 m, l'arrivée. J'aperçois ma femme et mes filles,
je craque un peu car tout se mélange, la soufrance, la joie de voir mes proches, la beauté des lieux, ma déception du temps réalisé. Je passe sous l'arche avec un 4h18.
Aujourd'hui, j'ai presque oublié ce temps pour ne retenir que les magnifiques images de cet incomparable marathon. Venise est l'endroit le plus
beau que j'ai jamais vu, et j'encourage tous les triathètes de l'USB et d'ailleurs à s'inscrire pour l'édition 2010.
Article de Bruno Lukasik